Parabole: « extrait du Messie Récalcitrant » de Richard Bach.
14 mai, 2006 @ 11:52 Non classé

Il y eut un maître venu sur Terre, né dans le pays sacré d’Indiana, élevé dans les montagnes mystiques à l’est de Fort Wane.

Le maître appris de ce monde dans les écoles publiques d’Indiana puis, lorsqu’il grandit, dans son métier de mécanicien d’automobiles.

Mais le maître reçut des enseignements venant d’autres pays et d’autres écoles, venant d’autres vies qu’il avait vécues. Il se les rappelait, et, se rappelant, il devint sage et fort et si bien que d’autres virent sa force et vinrent à lui pour des conseils.

Et il leur dit: « Au sein de chacun de nous se trouve le pouvoir de consentir à la santé et à la maladie, à la richesse et à la pauvreté, à laliberté et à l’esclavage. C’est nous qui maitrisons cela et nul autre ».

Un ouvrier pris la paole et dit: « Facle à dire pour toi Maître, car tu es guidé et nous ne le sommes point et tu n’as pas besoin de faire effort comme nous faisons effort. Un homme doit travailler pour vivre dans ce monde-ci ».

Le Maître répondit: « Il y avait Jadis, dans un village sur les fonds d’un grand fleuve de Cristal, des créatures. Le courant de ce fleuve glissait au dessus de tous, jeunes et vieux, riches et pauvres, bons et méchant – et le courant allait son propre chemin, ne connaissant que sa propore nature de cristal. Caque créature à sa manière saccrochait étroitement aux branchees et aux rochers du fond du fleuve, car s’accrocher était leur mode de vie, et résister au courant, tout ce que chacun d’eux avait appris depuis sa naissance. Mais une créature dist à la fin: « Je suis las de m’accrocher. Bien que je ne puisse pas le voir de mes yeux, je cris que le courant sait où il va. Je lacherai et me laisserai entrainer où il veut. A rester accroché, je mourrai d’ennui ». Les autres créatures éclatèrent de rire et dirent: « Idiot! Lâche donc et ce courant que tu vénères te jettera, balloté et meurtri contre les rochers; tu en mourra plus vite que d’ennui ». Mais l’autres ne tint pas compte de ces quolibets, et retenant son souffle il lâcha et fut aussitôt ballotté et meurtri par le courant contre les rochers. Or bientôt, comme il refusait de s’accrocher à nouveau,le courant le souleva et le libéra du fond, et il ne fut plus bousculé ni blessé. Et les créatures vivant en aval pour lesquelles il était un étranger se mirent à crier: « Voici un miracle! Une créature comme nous-mêmes, et pourtant elle vole! Voici le Messie venu pour nous sauver tous! » Et celui que le courant portait dit: Je ne suis aps plus Messie que vous. Le fleuve se plaît à nous soulever et à nous libérer, si seulement nous osons lâcher. Notre véritable tâche c’est ce voyage, cette aventure. Mais les autres criaient de plus belle: Sauveur! Sauveur! Tout en s’accrochant aux rochers et lorsqu’ils levaient la tête une seconde fois, celui que le courant portait s’en était allé; alors, restés seuls, ils fabriquèrnt des légèdes à propos d’un sauveur. »

Or il advint ceci. Il vit que la multitude s’amassait autour de lui chaque jour d’avantage, plus sérrée, plus proche, et plus féroce que jamais; ils vit qu’ils le pressaient sans relâche de les guérir, et de les nourrir sans ces par se smiracles; alors, pour apprendre pour eux et pour vivre leurs vies, il partit seul ce jour-là sur le sommet d’un montage écartée; et là, il se mit à prier.

Et il dit en son coeur: Etre Radieux, Infini, si telle est ta volonté, éloigne de moi cette coupe, tiens moi à l’écart de cette tâche impossible. Je ne peux pas vivre la vie d’une seule autre âme, et voici que dix mille implorent de moi la vie. Je regrete d’avoir permis à tout cela d’advenir. Si telle est ta volonté, laisses-moi retourner à mes moteurs et à mes outils, et permets-moi de vivre comme les autres hommes.

Et une voix lui parla sur le sommet de la montagne, une voix ni mâle ni femelle, ni fort ni faible, une voix infiniment douce. Cette voix lui dit: » Ta volonté soit faite, non la mienne. Car ce qui est ta volonté est Ma volonté pour toi. Va ton chemin comme les autres hommes,et sois heureux sur la Terre. »

Et le maître entendit cela et s’en réjouit; il rendit grâces, puis descendit du sommet de la montagne en fredonnant une petite chanson de mécanicien. Et lorsque la foule le pressa de ses doléances, l’implorant des guérir pour elle, d’appendre pour elle, de la nourrir sans cesse de son savoir et de la distraire de ses merveilles, il sourrut à la multitude et lui dit plaisamment: « J’abandonne ».

Pendant un instant la multitude demeura sans voix, frappée de stupeur. Et il leur dit: » Si un homme disait à Dieu qu’il désire plus que tout auser le monde soufrrant,q uel qu’en soit le prix pour lui-même, et si Dieu lui répondait en lui disant ce qu’il faut faire, cet homme devrait-il faire ce qui lui a été dit? »

« Bien sûr Maître! Cria la foule. Ce devrait être un plaisir pour lui de souffrir toutes les tortures de l’enfer même, Dieu l’ayant demandé. »

« Quelles que soient ces tortures? Quelle que soit la difficulté de la tâche? »

« Quel honneur d’être pendu! Quelle gloire d’être cloué à un arbre et brûlé si c’est là ce que Dieu à demandé », dirent-ils!

« Et que feriez-vous, dit e Maître à la multitude si Dieu vous parlait droit dans les yeux et vous disait: JE VOUS COMMANDE D’ETRE HEUREUX DANS LE MONDE AUSSI LONGTEMPS QUE VOUS VIVREZ. Que feriez-vous dans ce cas?

Et la multitude demeura silencieuse; pas une voix, pas un son ne s’éleva des pentes, des collines, par dessus les vallées où elle se tenait.

Et le maître dit au silence:  » C’est en suivant le chemin de notre bonheur que nous recevons l’enseignement pour lequel nous avons chois cette vie. Voilà ce que j’ai appris en ce jour et j’ai choisi de vous laisser maintenant, pour que vous marchiez sur votre propre voie, selon ce qu’il vous plaira. »

Et il alla son chemin à travers les foules et les quitta, puis il retourna au monde quotiden des hommes et dees machines.

-gonnabe
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